Un petit tour à l’Himalaya d’Amsterdam

café himalayaAssise juste derrière la fenêtre, je peux observer tout à loisir la terrasse sur pilotis, les bateaux mouches accotés aux pontons bleus et jaunes ; c’est le Dam avec son flot compact de touristes. Au fond derrière moi, Centraal Station. Je suis à l’Himalaya (Warmoesstraat 56), un magasin dédié à la spiritualité…
et au commerce, ou au commerce de la spiritualité ?

neonIl y a un choix incroyable de livres, de cartes. Il y a aussi des bouddhas en veux-tu, en voilà, des talismans, des bijoux, des pierres, de la musique, et au fond, tout au fond, un salon de thé mignon et végétarien.

tables de cafeUn ciel nuageux et plein d’anges veillent sur nous, les clients venus se restaurer ou simplement prendre un verre. Au mur, des tableaux aux tons pastels, une étagère remplie de bouddhas, un petit aquarium avec des bougies dessus, sur chaque table des narcisses, une niche peinte abritant un bouddha, sur le rebord un léopard et un éléphant assis.

bouddhaTout est calme ici ; sacré contraste avec la rue, en plein coeur du quartier rouge, chargé, électrique… Je m’aperçois qu’il y a une double entrée, donnant sur la terrasse sur pilotis. Je sortirai par là.

J’ai faim, on m’apporte une assiette de gourmande. Je l’ai bien mérité, moi qui cours les rues à vélo toute la journée afin de préparer mon activité professionnelle. Pourvu que ça marche… Ce que je mange est absolument délicieux : des toasties avec de la tomate, du fromage fondant et du pesto, accompagné de salade, une lamelle de poivron, un chignon d’alfalfa et un petit ramequin de sauce tomate, le tout pour 3€65. Bravo Himalaya ! je reviendrai pour tester la carte… gourmande que je suis. J’en connais deux qui seraient contentes d’être là. Et je ne parle pas de Bagatelle et Pétronille, ces deux chipies se sont échappées de mon vélo pendant que je pédalais dans le quartier rouge, ce lieu les inspire il me semble, et je crains le pire.

Le soleil fait des effets de lumière sur le canal, un héron vole tranquillement au dessus de la foule, je reconnais aisément sa silhouette élancée, comme découpée à l’emporte-pièce… un sapin de Noël complètement nu flotte lamentablement sous un ponton, une poule d’eau s’ébroue sur un poteau à fleur d’eau. J’aime ces vies à étages ; sous l’eau les poissons, à sa surface, les oiseaux aquatiques, un étage plus haut, les fourmis humaines occupées et pressées, les étourneaux et les pigeons perchés sur les corniches au dessus, à l’affût de la moindre miette tombée des sandwiches dévorés à toute heure par les fourmis, les humains mangent à toute heure, les oiseaux aussi… et enfin, haut dans le ciel, les goélands et les hérons.

Et moi, petite fourmi, je vais régler ma note et quadriller la ville.


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